1. Qu’est-ce que le projet d’Inventaire du cycle de vie des produits du bois?

Le développement d’outils de collecte et de traitement de données primaires d’inventaire de cycle de vie (ICV) appliqué à la filière forestière, permettant le calcul de l’impact environnemental et le bilan carbone spécifique aux activités et aux produits, incluant des comparaisons avec les moyennes régionales.


2. Quelle est l’implication du Cégep de Saint-Félicien et du centre d’études collégiales à Chibougamau?

Le Cégep de Saint-Félicien est l’investigateur du projet ICV-PDB. La démarche a débuté en 2010 grâce à des aides financières de Développement Économique Canada. En 2014, le Cégep a obtenu une subvention de renforcement de l’innovation dans le cadre du Programme d’innovation dans les collèges et la communauté de la part du CRSNG. Depuis 2015, le Centre d’études collégiales à Chibougamau en est le gestionnaire.


3. Pourquoi le Cégep de Saint-Félicien a initié ce projet?

Plusieurs raisons ont motivé le Cégep à s’impliquer dans cette démarche :

  • Supporter le développement des entreprises de la filière forestière.
  • Initier une démarche concrète de recherche-développement.
  • Promouvoir les avantages environnementaux du secteur forestiers et la faible empreinte carbone des produits du bois québécois.
  • Devenir leader dans le domaine de l’inventaire de cycle de vie et transmettre ce savoir, que ce soit en formation continue que dans les formations de perfectionnement aux entreprises.



4. Est-ce qu’il y a d’autres organisations d’impliquer dans le projet?

Oui, un tel projet doit se réaliser en partenariat (expertise, financement). De plus, nous travaillons dans un esprit de complémentarité avec les organisations déjà en place. Nous vous invitons à visiter notre page « partenaires » en cliquant sur le lien.


5. Qu’est-ce que le projet peut apporter aux entrepreneurs forestiers?

Le projet a pour objectif d’améliorer la connaissance des impacts environnementaux des produits du bois. L’implication des entrepreneurs forestiers nous permet de :

  • quantifier la performance environnementale de ses activités forestières;
  • obtenir des moyennes régionales;
  • identifier les points chauds, afin d’entreprendre une démarche d’amélioration;
  • gagner des parts de marchés, en promouvant les avantages environnementaux concurrentiels;
  • collaborer à un projet de recherche innovateur initié en région;
  • participer à la collecte de données québécoises transmises à ecoinvent (base de données de cycle de vie mondiale) et ainsi faciliter la reconnaissance du faible impact environnemental des produits du bois.


6. Qu’est-ce que le projet va apporter à la filière forestière?

Les produits du bois sont reconnus comme un moyen d’atténuation aux changements climatiques, mais il est important de quantifier les avantages environnementaux des produits du bois québécois sur les différents marchés, le cœur du projet d’ICV-PDB.

La transmission des moyennes provinciales à ecoinvent et la base de données de cycle de vie mondiale permettent de rendre disponibles les produits du bois québécois aux différentes analyses du cycle de vie (ACV), qu’elles soient sur les bâtiments durables ou encore les nouvelles technologies à base cellulosique.


7. En quoi le projet pourra-t-il améliorer l’image du secteur forestier?

L’image du secteur forestier a été mise à mal depuis le début des années 80 et avec la sortie de « L’erreur boréale ». Depuis les organismes environnementaux continuent de ternir l’image de cette industrie, qui pourtant exploite une ressource naturelle renouvelable. En effet, le matériau bois est reconnu comme un moyen d’atténuation aux changements climatiques, car il séquestre le carbone biogénique pendant leur vie utile (Karjalaine et al., 1999). De plus, il permet de substituer des matériaux plus énergivores dans le secteur de la construction (Beaulieu, 2012) ou des énergies fossiles (IEA, 2002). Au Québec, l’ensemble de l’industrie profite de la faible intensité carbonique de l’hydroélectricité. Les produits du bois québécois présentent un avantage concurrentiel d’émettre peu de carbone lors de la transformation ( Wells et al., 2011, Laurentet al., 2013). Les études menées jusqu’à présent ne représentaient les activités que d’un industriel. L’objectif du projet est de couvrir l’ensemble des régions forestières permettant de calculer des moyennes pour l’ensemble du Québec.


8. Quels sont les objectifs du projet ?

L’objectif premier du projet est de récolter des données permettant de réaliser des inventaires de cycle de vie de l’ensemble des acteurs du secteur forestier, grâce à un outil convivial. De multiples autres objectifs découlent de cette démarche :

• Transmettre la moyenne québécoise à ecoinvent, afin de permettre une représentativité des produits québécois à l’échelle internationale et promouvoir les avantages environnementaux concurrentiels.

• Transmettre aux entreprises partenaires un bilan carbone simplifié et une comparaison avec la moyenne régionale, afin de faciliter le travail des entreprises dans leurs démarches d’amélioration des performances environnementales, en rendant disponibles des outils conviviaux.

• Offrir des services supports, comme une démarche d’amélioration des performances environnementales et la réalisation d’analyse de cycle de vie (ACV) et de déclarations environnementales de produits (DEP), à un tarif abordable pour l’ensemble des entreprises de la filière forestière.


9. Est-ce que le projet demande une contribution financière?

Actuellement, l’inscription est gratuite. De plus, vous bénéficiez d’une assistance technique pour la saisie de données.

Pour la pérennité du projet, nous explorons différentes pistes d’autofinancement, sur la base des économies financières que les entreprises réaliseront en utilisant les outils développés et des services spécialisés.


10. Est-ce que les informations sont confidentielles? Et comment?

Oui, les coordonnées et les informations fournies par les entreprises partenaires demeurent confidentielles. Lors de la demande d’adhésion, une entente de confidentialité est transmise.

Les moyennes régionales sont établies lorsqu’il y a au moins trois jeux de données, permettant ainsi d’assurer la confidentialité. À la demande des entreprises partenaires, les données spécifiques peuvent être transmises à un organisme à des fins de recherches et également à la base de données internationale ecoinvent.


11. Est-ce que je dois absolument remplir tout le formulaire?

L’objectif du projet ICV-PDB est d’inciter les entreprises à compléter l’ensemble des données du formulaire. C’est pourquoi l’outil a été conçu de manière conviviale, en évitant une démarche fastidieuse. L’outil comprend trois niveaux de précisions, plus les informations sont complètes, plus les résultats sont précis et représentatifs.

Toutefois, il n’est pas obligatoire de saisir l’ensemble des informations demandées pour obtenir un résultat. En effet, le premier niveau calcule le bilan carbone à partir de la moyenne régionale. Le second niveau permet d’obtenir un portrait de l’ensemble de vos activités. Quant au troisième niveau, il permet d’afficher une représentation par activité et d’établir une première démarche d’amélioration.


12. Quand dois-je remplir le formulaire?

Le formulaire est disponible en tout temps sur Internet, vous pouvez le remplir au moment opportun et échelonner la saisie si vous le désirez. Des onglets « enregistrer » permettent de reporter la saisie au moment qui vous convient.

La collecte de données est annuelle afin de permettre aux entreprises de constater leurs progressions, mais également de pallier aux variabilités annuelles lors du calcul des moyennes. Vous n’avez qu’à sélectionner, au haut de la page, l’année désirée pour insérer ou modifier des informations.

N’hésitez pas à contacter notre responsable de la saisie de données pour une assistance technique ou des informations. Nous vous invitons à visiter notre page « Nous joindre » en cliquant sur ce lien.